samedi 14 septembre 2019

jeudi 1 août 2019

Une année photographique...

Août 2018

 Ô lumineuse canicule d'août... A cet instant, je ne me doutais pas de l'année qui se profilait devant moi. A cet instant j'ignorais combien les choses allaient en s'accélérant...


Septembre 2018

Quittant fort rarement les frontières du pays d'Alençon, septembre fut un choc pour moi; visiter Versailles et Honfleur en moins de 72h d'écart... Cela vous donne le vertige d'un monde trop grand pour votre petite personne.



Octobre 2019

 Octobre vit la première véritable accélération de ma pratique de la photo; je fus fortement incité par le président de mon club photo à tenter ma chance pour participer à une exposition photo en avril 2019. Si je ne fus pas sélectionné, cela ne se fit qu'à un cheveu. J'étais heureux d'avoir fait, une première fois, preuve d'audace... Et j'étais, quelque part, heureux de ne pas être sélectionné. Je n'étais pas prêt.


Novembre 2018

Les fêtes de fin d'année approchaient; j'étais depuis trois mois le "professeur" bénévole du cours d'initiation de notre club photo. Petit à petit, le regard des passants avait changé. Je n'étais plus un amateur dans leurs yeux, bien que je le fusse toujours dans ma pratique quotidienne...


 Décembre 2018


Décembre, période bénie des féeries de Noël à Alençon. A l'occasion d'une... occasion rare, je pus photographier la Grande Roue, installée place Lamagdelaine, depuis un lieu haut perché inaccessible par mes seules relations. L'hiver fut à ce titre autant une respiration qu'une tension dans mon quotidien, tant ma position d'amateur devenait intenable.


Janvier 2019


Depuis plusieurs mois, il ne se passait pas une semaine sans qu'un badaud, au détour d'une conversation, me présupposât "professionnel", "artiste", et autres "journaliste". En ces temps troublés au jaune réfléchissant, ce dernier terme ne portait pourtant aucune animosité dans ses sonorités complexes. Le doute grandissait.



 Février 2019 

3 jours. 3 jours sur 365 sans faire de photos. Tel était mon bilan 2018. Début 2019 j'étais à 2 dès février. Toutefois, en me faisant violence, je pus saisir au vol d'étranges lumières dorées sous les pluies glacées de l'Hiver. Je savais qu'il ne me fallait pas rater de journées photos... C'était devenu, plus qu'une passion, un besoin vital.



Mars 2019

Les spectres étaient à l'honneur, durant l'hiver 2019. Ce fut l'occasion pour moi de perfectionner ma technique de la pose longue. Ce fut surtout le début d'une longue série crépusculaire et de regards curieux de passants se demandant pourquoi je jouais seul à "1, 2, 3...Soleil" devant un trépied en pleine rue. Peu m'importait. A ces instants-là, j'étais dans mon monde. Rien d'autre ne comptait.


 Avril 2019

Avec le retour du printemps vinrent les jours plus longs. Il devenait parfois difficile de saisir l'heure bleue et l'heure dorée à temps pour le repas du soir... Pourtant je continuais, dans mon monde, ignorant presque totalement les regards interloqués des rares qui se posaient encore la question de mes fantaisies. J'avais tant changé...


 Mai 2019

Je ne cessais de m'étonner; peu importait le jour ou l'heure de mes sorties photos, les séances où je n'arrivais pas à sortir des photos au moins intéressantes s'amenuisaient tant que, par moments, je me croyais plus créatif que je n'étais... Les inconvénients de ne pas s'intéresser aux regards des autres spécialistes d'Alençon...


Juin 2019

Les fantômes revirent brutalement à l'occasion du début juin, grâce à ma compréhension soudaine de la puissance des outils de base de Photofiltre 7. Et voilà que je me dédoublais en spectres... Ou pas... Et voilà que des images perdaient leurs couleurs sauf aux endroits désirés. Et voilà que, soudain, la précision de mes images devenait de plus en plus affinée. Dur de croire encore n'être qu'un amateur sans ambition. L'ambition du statut de pro se posait avec acuité, encore plus au contact de mes amis. Aïe.


Juillet 2019

A la fin de cette année 2018/2019, la Grande Question du Photographe Amateur me hantait constamment; d'un côté ma certitude de n'être ni au niveau ni d'avoir le public nécessaire pour la professionnalisation. De l'autre, la pression sociale s'intensifiait autour de moi; l'on m'attend au tournant, et pas seulement mes proches. La question demeure : suis-je un photographe ou un joueur de pipeau s'étant mystifié lui-même ?








Rendez-vous dans un an.

Tonton Gilles.